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Pascal Casson s’expose sur Fb

19 août 2018

Quelque chose d'une persistance à créer des territoires fictifs me semble guider ces œuvres à la fois intimes et explicitement démonstratives, à l’horizon peut-être métaphysique…

Quelque chose d'une persistance à créer des territoires fictifs me semble guider ces œuvres aux dimensions régulières d'un journal (qui par ailleurs s'auto-publie sur Fb), à l'esprit intime, d'une allure explicitement spontanéiste et d'un fond matériellement tout aussi discret, confidentiel. Rien n’y est naturellement figuratif ou caractéristiquement conceptuel et abstrait. Les œuvres apparemment prises entre la réalité et un rêve embrumé dans un storytelling individuel suggère de partages de divagations poétiques. On peut aussi y reconnaitre quelque attrait pour le croquis, la pochade, l'instant créatif ou une proximité pour un peintre comme Phillip Guston. A moins qu'il s'agisse d'un geste qui ne cherche jamais à fuir devant le besoin intérieur de peindre. On peut encore y percevoir l’espoir de produire des œuvres inassouvissables, quasi animales, peut-être surhumaines, tant leur approche provocatrice entrecroise une esthétique tranquillement approximative. Demeurent des compositions d'une rigueur imparable, demeurent des pratiques d'esquisses d'une plasticité imparable, demeurent des effets visuels : formels, coloristes et matiéristes sans cesse questionnant, demeure un travail sur les potentialités d'un geste immédiat d'inscription à hauteur d'une écriture entremêlée de métaphysique. Demeure l’idée d’un art élargissant pour le spectateur.

Récréations picturales de Christophe Robe à la galerie Fournier Claude Lévêque a rêvé d’art dans un ancien dortoir de l’abbaye de Frontevrault.