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In fine ! Pour conclure ! En somme… etc.

22 novembre 2017

Retour sur une "Esthétique de la rage" controversée.

Je parle en début du texte précédent, d’une magnifique idée d’expo. Je m’exprime aussi et je m'interroge opportunément en toute liberté mais de façon, je le reconnais, rageuse sur la faiblesse expressive de certaines des œuvres, la relative inefficacité de la présentation générale. La présentation écrite de l’expo que son titre rend attirante est par ailleurs confuse et assez compliquée à suivre (monsieur le commissaire, relisez votre propre préface.)

Petite parenthèse : avez vous remarqué/relevé/noté (à vous la compétence du choix) que je n’ai rien écrit sur la précédente exposition (Idéo Morié) curatée par vous dans le même lieu ? Que je n’ai rien écrit sur les diverses expositions intitulées « Salo » que vous avez organisées, même si là aussi, naturellement, et bien que le thème soit plus libre, les (très nombreuses) œuvres me paraissaient d’inégale valeur ? Rien encore sur ce que vous avez cherché à promouvoir dans une expo intitulée Vaudou à la galerie La Voute…? Et pourtant, indépendamment de vos goûts personnels et des miens tout aussi particuliers, de vos choix argumentés et de mes privilèges de lecture, autrement documentés, je vous l’assure, cette exposition m’a laissé perplexe devant certaines œuvres. J’aurai déjà pu en faire état, je m’y suis abstenu. Le religieux, c’est trop perso.

Mais revenons à l’expo dont il est question et son thème que j’estime à priori toujours passionnant : Esthétique de la rage. Comment ne pas être dubitatif sur la qualité et le fond de certaines œuvres, voire certaines orientations de la dite exposition quand l’organisateur se révèle « lui-même » dans un curieux lapsus (je n’invente rien, je vous cite et je souligne) : «…le thème (des expositions que j’organise) n’est qu’un motif, un alibi publicitaire, je le répète depuis 2002. Je réunis des travaux qui m’intéressent sur un thème dont je suis le seul auteur et qui n’a pas de rapport avec les œuvres exposées »… Vu votre préface à cette expo particulière, et vos manières de tirer toute la couverture à vous en oubliant l’intelligence particulière des démarches artistiques, comment ne pas trouver des évidences et des loupés ? Pourquoi nier qu’on puisse en conséquence exprimer des réserves ? Qu’on reste insensible à ce qui semble esthétiquement incohérent ? Ou plastiquement trop inexpressif pour porter un message dans la ligne du thème ? Pourquoi vouloir empêcher de le regretter ? Faut-il que dans « Vos » expositions, on estime les œuvres qu’à l’aune de votre susceptibilité, que vous soyez à ce point superficiel ? J’assume mes doutes et cet amateurisme critique, ou mon attirance pour un art/des œuvres et des pratiques plastiques dotées d’un fond (Ah l'érotisme charnel de la peinture de Manet "caressant" son Olympia, titillant le regard du spectateur : un régal !). J'assume ma liberté de ton et de forme face à ce regard critique qu’apparemment vous préjugez inutile et qui vous rebute, ou pour vous citer dans une approximation des artistes qui n’appartient qu’à vous, vous osez écrire « qu’ils se foutent de s’appuyer sur un thème ! » Il est vrai que vous dites vous-même en miroir vous ficher de vos expositions "thématiques"…

Je vous le redis, j’assume ce que j’écris. Faites de même et assumez ceux que vous exposez en ne les méprisant pas dans l’ignorance de ce les fait vivre. Et merci de lire toutes mes publications sur mon blog, vous constaterez que mes réserves et mes enthousiasmes sont divers. Au passage, suggérer que je m’attaque par idéologie aux lieux non commerciaux est bête, aussi stupide qu’arguer d’une opposition « de gauche » rudimentaire (qui, hélas, ramène votre posture au populisme en vogue) pour dire que dans les lieux associatifs les expositions présentées sont de moindre intérêt, que je me réjouirais qu’aucune œuvre n’y soit vendue, que les artistes n’y laisseraient que des plumes… Dans les deux cas, ne vous en déplaise, un commerce a lieu, nombres d’artistes, et je m'en réjouis, ont réussi à vendre au moins une œuvre lors de la dernière exposition « Salo ». Accordons nous aussi qu’heureusement, les associations s’appuient sur des profits objectivement plus culturels que « boursiers", et précisément, ça complique leur tache. Pour votre information, je soutiens activement et bénévolement Aponia depuis plus de 20 ans, c’est à dire son origine. Informez vous un minimum !

Pour le reste, à l'inverse de ce vous pratiquez sournoisement, je ne me livre à aucune attaque ad hominem ou ad personam, et bien davantage qu'une lâcheté, c'est effectivement de votre part une bassesse soignée de faire croire le contraire en essayant de manipuler des personnes et des faits dans des amalgames irresponsables. Tout comme instrumentaliser un lieu comme Aponia pour en définitive ne chercher que la promotion obscène de votre petit égo érectile.

Fin de la discussion.

Galerie Frank Elbaz, rue de Turenne ; exposition de Kaz Oshiro, sculpteur. « Esthétique de la rage » au Centre d’arts contemporains Aponia