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Folklore sexuel de Jan Fabre, rue Grenier-Saint-Lazare ou l’art travesti de la singularité de J.F.

08 juillet 2018

Jan Fabre aime le déjà vu…

Jan Fabre aime les œuvres d’arts bien faites, bien réalisées, supposées bien métaphoriques, rassembleuses, de camelote brutes ou « kitchissimes », excessives, expressives, bien spectaculaires. C’est joli ce qu’il fait, curieux et amusant ce qu’il montre, plaisant à souhait, c’est forain et curieux, ça assure côté goguenard, c’est cabaret et grosse machinerie théâtrale, c’est sucré, chatoyant, Foire du Trône et pâte de guimauve, bars et boites de pigallesques, blagueur et « pesctacle », calembours et jongleries, de loge chatoyant, de chaire doucereux, de rire train fantôme, ça badine sur des airs d’accordéon ou d’orgue de barbarie, de flonflon et de selfies, c’est agréablement teinté, complaisamment acidulé, constitué dans le superficiel, sans revendication, clinquant. On l’a dit : joli, et rien n’indique qu’il faille l’entendre autrement.

Jan Fabre aime Pina Bausch, la performance et le happening quand il faut graviter autour de la mise en scène théâtrale/chorégraphique, il affectionne le collage et toutes les formes de montage quand il convient de caresser l’art brut et Duchamp, il aime Glen Baxter, Hergé, la bande dessinée, Topor et Spoerri quand il s’agit de dessin et d’image, il s’inspire de, puise dans, s’abreuve à, se nourrit avec, emprunte chez, reprend à travers, se cultive de, parcimonieusement cite, discrètement copie, avec habileté plagie, avec conviction s’approprie, sans originalité produit…

Jan Fabre séduit sans convaincre car tout sent le fabriqué, et comme toujours le concernant, tout connement le déjà vu.

Echo du 13/07… et résonnances Ronan Barrot chez Claude Bernard