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« Intimentissima » Nymphes, Muses et Déesses de Paul Armand Gette à la galerie La voute.

21 septembre 2018

Chaque artiste, chaque œuvre, comme toute l’exposition, présente à discrétion de facétieuses confidences collectives

Intimentissima… Paul Armand Gette poursuit sa réflexion sur l’image de l’intime vs l’intimité de l’intime vs l’intime de l’intimité de l’intime…

Le dessin, simplement…

La photographie, sobrement ! Et la finesse de l’œil ramassé dans l’objectif.

Les rapprochements convenus et la proximité fragile du sous-entendu personnel intimement mêlés… Juste faits pour amuser ou faire divaguer l’esprit ?

Le sentiment à la fois furtif et subtil d’un accord muet ; parce que forcement, bien des histoires de nymphes, de muses et de déesses légendaires s’incarnent et surgissent à travers la moindre entrevision d’un pubis…

39 œuvres sur le thème discret de l’intime anatomique et poétique, naturel et élégiaque. 39 fois, les finesses du propos et son érotisme furtif, son personnalisme foncier, ses tressaillements heureux calculés ou fantasmés, jamais inopportuns, comme chaque œuvre semble dire. Dessiner devient un conte et une petite musique.

 

Devenue allusivement grotte, la galerie a laissé sans résister le signifiant de son nom être traversé par les métaphores érotiques qui pullulent dans Intimentissima.

20 artistes réunis par Paul Armand Gette, toutes féminines ont, comme convenu, marqué leur inspiration d’une déambulation drolatique entre les techniques d’expressions. Elles ont laissé flotter leurs sentiments sur l’intimité de l’intime. En écho avec l’art tendre et discret de leur hôte, elles ont éclairé chacune à sa manière diverses complicités d’idées auxquelles le triangle d’Eve se prête. Des poèmes visuels s’instaurent, individuels et mémoriels, passagers et fortuits, fugitifs ou évanescents, mesurés et artistiquement loquaces. Paul Armand Gette prolonge ses propres conversations avec les pétales et les coquillages, Cécile Hug inventorie les mystères de détails anatomiques qui enivrent le toucher, d’autres artistes réinventent l’image de Médusa ou Gorgone, illustrent une envie subreptice…Les plaisirs de l’analogie, du rapprochement et de la confusion savante font ailleurs correspondre de fugaces images naturelles et des instants volés… La galerie, muée ici en alcôve ou là en cabinet d’intimité et de curiosité, voute avec chaque œuvre exposée une humanité esthétique qu’aucun regard ne récuse.

 

L’invention formelle est partout gourmande, malicieuse. Chaque artiste invité à l’instar de Paul Armand Gette, que l’on sait intime avec les fleurs comme avec les corps, amoureux de géologie autant que de mythologies, partage en sa compagnie les contes avec de douces espiègleries. Chaque œuvre, comme toute l’exposition, présente à discrétion de facétieuses confidences collectives. 

Jacqueline Dauriac elle-même à la galerie Isabelle Gounod, ou la Lumière « pluto bien ». Le monde réel de Claire Barbier est plus imaginaire qu’il n’y paraît, galerie Mercier