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Tomas Saraceno "On air" au Palais de Tokyo

10 décembre 2018

Les diverses installations expriment une indéniable humanité d’enfant créateur

Tomas Saraceno et son exposition intitulée « On air » au Palais de Tokyo. Le plus stupéfiant démarre avec l’admirable (et collaborative…!) scénarisation poétique de toiles mélées de multitudes d’araignées. Saraceno prolonge sa capture spectaculaire en l’ouvrant à une créativité aussi abondante et polymorphe que surprenante sur les plans ludiques et scientifiques. Et presque tout y passe : une réflexion écologique et une suite esthétique de relevés graphiques à partir des déplacement des araignées, une entrevison sur l‘anthropocène et des tentatives de saisies touchant à l’astrophysique… L’artiste, allégé par un humanisme foncier se figure sortant d’un égotisme conservateur potentiellement à l’affut pour émettre par des propositions vitales que des recherches en design durable ne sauraient rejeter. Et si parfois les références à Guy Debord et au situationnisme ne peuvent qu’être ridicules, ou si à d’autres égards, quelques propositions rappellent des travaux anciens entre art et écosystème, les diverses installations allusivement scientifiques avec leurs soubassements technologiques ou oniriques expriment une indéniable humanité d’enfant créateur.

« Chaos minimal » : oxymore troublé à Galerie Maubert. Geneviève Asse chez Galerie Putman