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A Beaubourg, Vasarely, plus que jamais populaire et "populiste".

04/27/2019

Limité à une manière, l’art « populaire » de Vasarely n’est au fond qu’une machine à cash superficielle…

Le ton est justement donné dès l’entrée de l’exposition « …Formé à la rigueur du Bauhaus, Vasarely s’est vite limité à une manière »…

L’artiste auquel on ne peut reprocher d’avoir prodigieusement réussi à produire et infuser dans la société un art authentiquement populaire s’est donc borné à l’usage d’une manière conçue comme un procédé immuable, des modèles dont seule l’apparence pouvait compter. De sorte que, passés les exercices graphiques et les assemblages colorés des débuts, sa recherche s’est très vite suffi d’un formalisme et la production industrielle de compositions par principe décoratives et comme il se doit allégées du moindre fond réflexif. Pas étonnant donc que d’une salle à l’autre, d’une œuvre à l’autre même, la même recette semble se répéter sans que l’idée d’une variation intelligente et donc agissante soit glissée. Dans la quantité d’œuvres de toutes natures, formats, aspects visuels, tout n’est recherche d’une peinture à moindre frais, d’un art de surface. Quand la matière de certaines œuvres change, c’est la technique de production qui diffère…

L’art de Vasarely est en fait une machine à cash, sa pensée un rien factice mais parfaitement futile a pour socle des montages géométriques seulement optiques. C’est par démagogie une esthétique agréable et spectaculaire, tout est en réalité conçu sous les rets d’intérêts de boutiquiers. Au gré des salles, le public bluffé par l’habileté d’un artiste jouant au créateur s’extasie et parfois se pâme en comparant entre eux des assemblages dérisoirement simiesques. L’heure est au spectacle…

Claude Bellegarde galerie Guillaume La collection Courtault pour quelques temps à la Fondation Vuitton