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Quelques expos dans un périmètre mesuré…

01/13/2020

Des qualités d’imagination artistique variées… parfois plus que discutables.

Galerie Templon, rue Beaubourg : « On the water’er adge » par James Casebere.

        De très grands visuels d’apparence « pictorialiste », représentant des architectures imaginaires (en réalité des maquettes) et où le « photoshopage » sert en même temps de socle et de finalité. Chaque œuvre n’a que l’esthétique d’un poster commercial de luxe. Dont rapidement on se fiche !

Galerie Karsten Greve, des « monochromes » de Gothard Graubner.

Quel est l’intérêt artistique de ces œuvres lourdes et sans la moindre imagination critique, où un artiste pense créer un nouveau monde mais ressasse sans talent plastique et à frais nouveaux des inventions visuelles vieilles de 60 ans ?

 

Imi Knoebel chez Thaddaeus Ropac…

          C’est fou comme ces œuvres sont pauvrement conçues d’un point de vue pictural et d’une originalité comme d’une créativité discutables. Ou, dit autrement, d’une esthétique faible et trompeusement moderne malgré leur apparence audacieuse. A l’étage de la galerie, des peintures sur papier prétendument directes se révèlent tout aussi peu convaincantes tant sur le plan pictural, que conceptuel et expressif. En fait, tout le « mal fait » vs le spontané, est approximatif et n’est sublimé nulle part. Seul l’accrochage attire l’œil.

 

Dan Flavin chez Zwirner.

         Je tiens Dan Flavin pour un créateur exceptionnel de formes et d’évènements visuels toujours conçus comme des œuvres possiblement mises en scène in situ. C’est techniquement sobre, rigoureux et plastique, d’un engagement esthétique aussi discret que subtil sur les effets architecturaux, environnementaux et spatiaux, subjectivement toujours « lumineux » sur les résonnances chromatiques. « Classieux » en somme.

 

John Phillip Abbott, galerie Xippas

          Quel avantage y a t-il à parsemer ces compositions « typographico-géométriques » d’une pullulation de points vides de sens. Composées comme des paysages abstraits peints débordant leur format carré comme des peintures all over absorbent plastiquement une partie de l’espace environnant, chaque tableau « fait style » sans faire art. Tout ce qui fait l’intérêt de ces compositions architecturales aux accents à la fois muralistes et proches du street art baigne dans le flou artistique.

 

Francis Bacon à Beaubourg.

          Visite supplémentaire. Bacon n’est manifestement pas un grand dessinateur (au sens académique du terme). Reste que ses facultés d’inventions picturales sont inouïes, et en ce sens aussi sensibles et ironiques que pleines d’humanité. Ça me rappelle en substance cette réponse d’Alexandre Alekhine à la question de savoir si le jeu d’échecs est un art. « Vous savez, les échecs c’est des morceaux de bois. Par contre les joueurs peuvent être des artistes. » 

Chairs de fleurs par Philippe Cognée chez Templon La rétrospective mémorable de Christian Boltanski au Centre Pompidou